Festival de Hyères _

33ème festival international de mode, de photographie et d’accessoires de mode 2018 _

Depuis plusieurs années, sous le soleil de la ville de Hyères, c’est un joyeux spectacle qui prend place dans les hauteurs de la ville, mettant en scène le monde de la mode, de la photographie et de l’architecture.

Il y a 33 ans, Jean-Pierre Blanc, directeur de la Villa Noailles, fonde le Festival international de mode et de photographie (appelé jusqu’en 1997 le Salon européen des jeunes stylistes), un événement qui célèbre la création.

La Villa Noailles, autour de laquelle s’articule le festival depuis quasi sa création,  est un bijou d’architecture moderne. Conçue par le jeune architecte Robert Mallet-Stevens, le défi de ce projet fut grand : imaginer une petite maison intéressante à habiter pour un riche couple de mécènes parisiens avant-gardistes, Charles et Marie-Laure de Noailles. Le début des travaux débuta en 1923, le noyau initial du projet se termina en 1925, le projet des annexes et extensions s’acheva en 1933. Cette villa, qui fut l’une des premières constructions françaises de style moderne, inscrit définitivement ses principes dans le mouvement rationaliste : une recherche de luminosité optimale, une fonctionnalité et une rationalité de l’habité, une économie décorative. Je pourrai vous parler des heures de ce manifeste d’architecture, de son intégration dans le paysage, de sa relation à la pente du terrain, des nombreux jeux de terrasses et jardins suspendus, des 1800m2 de l’habitation qui mêlent équipements sportifs, espaces de vie, d’exposition, mais je vous perdrai certainement en détails architecturaux et m’éloignerai probablement un peu trop de notre sujet ici : le Festival.

C’est hors du cadre de la Villa que se déroulèrent les trois premières éditions. Jean-Pierre Blanc alors âgé de 21 ans a un objectif : faire émerger de jeunes stylistes en organisant un concours international. Rapidement, le concours de petite envergure prend de l’ampleur grâce à l’intérêt du monde de la mode et du luxe et des différents partenaires financiers qui investissent dans le projet. Quelques années après la création du festival, c’est au cœur de la Villa que sont exposés les travaux des stylistes finalistes.

Initialement dédié à la mode, en 1997, le festival se dote d’un nouveau concours, destiné à de jeunes photographes. En 2017, un nouveau prix vient également récompensé dix créateurs d’accessoires de mode.

Parmi les différents partenaires du festival qui ont permis d’accroître l’influence du festival, comme le groupe LVMH, Chloé, Petit Bateau, les Galeries Lafayette ou encore Swarovski, il faut aussi mentionner Première Vision, qui a d’ailleurs donné son nom au Grand Prix du Jury.

Le groupe Première Vision est le leader français des organisateurs de salons professionnels et d’évènements pour les acteurs de l’industrie mondiale de la mode depuis 1973. L’ensemble des salons de Première Vision répond à une même approche basée sur l’innovation et rassemble des professionnels autour de 6 métiers (fils et fibres, tissus, accessoires, dessins textiles, cuir et confection à façon) du denim ou encore du Made in France. Lors de ces salons, les professionnels viennent faire ce qu’on appelle du « sourcing » : ils viennent choisir les matières, les techniques, les inspirations de leurs prochaines collections auprès d’exposants qui présentent leurs dernières innovations. Ce sont donc des salons qui arrivent en amont de la création et qui proposent une sélection de fournisseurs de matières créatives et haut de gamme. C’est ainsi que les 10 finalistes du concours mode ont pu se rendre sur le salon afin de rencontrer les exposants qui leur correspondaient afin d’être accompagnés dans la mise en œuvre de leurs collections.

Tout comme Jean-Pierre Blanc, un des objectifs de Première Vision est de soutenir la création et valoriser le savoir-faire à travers des actions fortes et engagées.

Il y a 7 ans, c’est donc tout naturellement que le groupe s’est engagé auprès du festival , marquant ainsi sa volonté de soutenir la jeune création internationale.

Ben Gorham (créateur de Byredo)

C’est la cinquième année consécutive que Première Vision s’associe au Grand Prix du Jury, mais son engagement va au-delà du prix. Comme souligné plus haut, les 10 finalistes mode mais également les 10 finalistes du nouveau Prix Accessoires ont été accueillis sur les salons Première Vision Paris de février et ont été mis en contact avec les meilleures entreprises internationales, de fils, tissus, cuirs ou accessoires et fabricants, pour la réalisation de leurs collections présentées durant le Festival. Première Vision n’oublie pas non plus ceux que le groupe a déjà aidé et offre durant deux ans, un accès gratuit aux anciens finalistes. Ils peuvent également profiter de l’expertise des équipes du groupe qui sont là pour les conseiller pendant les salons. Car au-delà de sa sélection qualitative d’exposants, Première Vision est également reconnue pour son information mode et sa vision inspirante, développée par une équipe mode interne et dédiée. Elle propose ainsi une vision globale des tendances et des orientations de la saison.

Pendant ces quelques jours de Festival, j’ai eu la chance que Première Vision me fasse confiance pour prendre la main sur les réseaux sociaux du groupe (leur instagram ici) en créant du contenu au cœur des coulisses du Festival, me permettant de jouer le rôle d’infiltré pour vous emmener un peu avec moi au cours de ce temps fort de la mode, un peu hors du temps.

Farida Khelfa (mannequin), Tilda Swinton (actrice), Jefferson Hack (de Dazed Media), Haider Ackermann (ancien directeur artistique de Berluti), Lou Doillon (actrice et chanteuse)

Le Festival se déroule sur 4 jours. Le premier jour, les dix finalistes, qui ont été sélectionné par un jury 9 personnalités, présidé par Haider Ackermann (ancien directeur artistique de la Maison Berluti), parmi près de 300 dossiers de candidats de plus de 60 nationalités, présentent leur collection. Ils passent tout d’abord devant le fameux jury composé de Tilda Swinton (actrice) Farid Chenoune (historien de la mode), Jefferson Hack (de Dazed Media), Farida Khelfa (mannequin), Delfina Delettrez Fendi (créatrice de Bijoux), Lou Doillon (actrice et chanteuse), Ben Gorham (créateur de Byredo), Vanessa Schindler (gagnante du Grand Prix du Jury Première Vision 2017) et évidemment, Haider Ackermann. Ils présentent dans la foulée leur collection à la Presse et au professionnels du monde de la mode. Le soir, c’est le moment d’entrer dans la lumière avec le premier défilé, en présence du jury. Le lendemain, chacun peut aller voir les finalistes, discuter avec eux, observer les collections au plus près, toucher les matières, se rendre compte de tout le travail. Le soir, les finalistes voient encore leurs collections défilées aux salins de Hyères (un site classé). Le lendemain, mise à part les différentes expositions qui ont lieu au sein de la Villa Noailles et des nombreuses conférences autour de thèmes variés, l’événement majeur, c’est le défilé final des finalistes à nouveau en présence du jury. C’est à l’issu de ce défilé que les délibérations sont rendues publiques et que tous les prix, ceux de mode, de photo et d’accessoires de mode sont remis.

Vanessa Schindler (gagnante du Grand Prix du Jury Première Vision 2017),Farida Khelfa (mannequin)

 

 1 – Jour 1 : La présentation au jury, à la presse et aux professionnels du monde de la mode

 

Antonina Sedakova (Russie) – Collection Homme

La créatrice puise son inspiration dans la scène artistique russe des années 1980 et particulièrement dans les images des idoles du rock et du cinéma de cette jeunesse éprise de liberté. La collection est un hommage à sa mère, actrice anonyme de cette émancipation risquée, qui, comme ses camarades lors des camps d’été, peignait et cousait des slogans à l’intérieur de son uniforme pour échapper au contrôle des surveillants. Chaque pièce de la collection est travaillée à la main sur la base du vestiaire masculin agrandi : trench-coat, manteau, veste ou chemise classiques, salopette de travail et quelques standards de la mode des années 1980 : blouson, sous-pull à col roulé, bandana, boucles d’oreilles et badges. Ils sont utilisés comme les supports d’impression et de peinture pour superposer les images résiduelles qui persistent dans la mémoire collective. Désormais, les paroles de chansons et les photographies (provenant de la collection familiale) s’affichent en grand, en rouge vif, en orange ou en jaune acide qui réchauffent la palette sombre des costumes du passé. Teintures et décolorations troublent la lecture des souvenirs partiellement effacés dont les bribes réapparaissent clairement sur des patchs appliqués çà et là. Le vêtement se fait l’étendard de la liberté et de la fougue que chaque génération porte en elle.

 

Jef Montes (Pays-Bas) – Collection Femme

Dans sa jeunesse, Gabriël était pêcheur de requins dans le sud de l’Espagne. Quelques décennies plus tard, un garçon recevait une maquette de bateau en bois façonnée par ce grand-père qui lui transmit sa fascination pour la mer. Devenu créateur de mode, le garçon puise dans sa mythologie familiale pour dessiner une allégorie de la tempête, une série de tableaux dans lesquels le corps féminin semble submergé par les vagues. Accompagné par le laboratoire du TextileMuseum de Tilburg, Jef Montes sélectionne des matériaux utilisés dans la marine, comme le nylon, le cuivre, le carbone et la fibre de verre, pour développer des tissages techniques. Les vestes, les pantalons, les combinaisons et les robes enveloppent les silhouettes d’un noir aussi profond que l’océan qui s’anime en ondulations argentées sur la peau. Les fibres synthétiques recouvrent les bras, éclaboussent le cou ou déferlent sur les cuisses, se scindant en milliers de fils en mouvement qui font miroiter la lumière. Le créateur tente de dépeindre son émoi, son attirance irrésistible pour la beauté tumultueuse de la mer déchaînée.

 

Rushemy Botter & Lisi Herrebrugh (Pays-Bas) – Collection Homme

Le duo rend un hommage joyeux au style inné des Caribéens, célébrant la capacité des anonymes à embellir leur quotidien difficile en détournant des éléments trouvés. La collection se compose d’un assemblage en trois dimensions de pièces de la garde-robe classique des messieurs, accommodées de sportswear et de détails désuets que l’on croirait récoltés sur la plage. Les filets de pêche colorés sont détournés en ceinture ou en maillot, les sacs plastiques bigarrés sont portés en foulard ou servent à tisser un bustier. Les semelles de chaussures de ville rehaussent les baskets d’une plateforme imposante. Un morceau de casquette assemblé aux restes d’un chapeau de paille constitue un couvre-chef altier. Les tenues sont accessoirisées de bouées gonflables enfantines ou de pistolets à eau échoués sur le rivage. Les costumes prince-de-Galles, trop grands, sont retravaillés et décomposés pour créer des volumes débraillés qui dévoilent des vestes de sport ou des t-shirts graphiques. En guise d’ultime appropriation de ces éléments abandonnés, de grands patchs et des broderies siglent partout la collection du nom de ses créateurs. Les vêtements racontent la vie de ceux qui les portent et leur aspiration à l’insouciance.

 

Sarah Bruylant (Belgique) – Collection Femme

La créatrice défend une mode flamboyante et s’autorise toutes les excentricités de la haute couture hors des préoccupations mercantiles. Elle crie l’amour irrépressible qu’elle voue à son art à travers la fable d’une jeune femme tiraillée entre sa volonté de plaire au garçon qu’elle aime et sa passion pour le vêtement. Chaque silhouette raconte une étape de ce conte doux amer, où l’esthète tente de ne pas effaroucher son discret amant avant de lui préférer l’extravagance de sa garde-robe. On la découvre dans une jupe majestueuse, peinte à la main, portée sur une veste et un pantalon d’organza de soie blanche décorés de grands disques de velours rouge découpés au laser. On la suit habillée d’une tenue opulente composée d’un haut porcelaine imprimé de fleurs bleues et d’un jupon de tulle à traîne rose pâle qui gonfle un tablier en satin grenat. Puis, la fantasque maîtresse se prend à porter un tailleur-pantalon en coton dont le bleu vif et la démesure des accessoires trahissent la personnalité qu’elle tente de réprimer. Pour faire le deuil de son idylle impossible, elle se repliera dans un grand manteau noir plissé avant de renaître vêtue d’une crinoline aux couleurs vives qui dessinent de grandes fleurs appliquées en touches expressives.

 

Manuela Fidalgo (Espagne) – Collection Femme

La galaxie créative de la designer est bouillonnante, un tourbillon qui aspire tous azimuts des éléments biographiques matériels et figurés, où tout est source d’inspiration et de production : ses racines majorquines, son éducation, la générosité familiale, le savoir-faire de sa grand-mère brodeuse, la vie madrilène, l’emballement de travailler enfin dans la mode, l’amitié, les filles, les garçons, les paillettes, les discothèques, la communauté, la conscience d’appartenir à l’univers. De ce folklore naît une collection troublante, faite de silhouettes exagérées protégeant le corps au sein d’un cocon bigarré, en tissus recyclés, qui impose des figures féminines puissantes et fertiles. Entourées de tentacules de textiles hétéroclites, les muses imaginées par Manuela Fidalgo sont insaisissables autant qu’elles sont désirables. Elles portent des robes amples parées de franges de tissus froncés et rappellent l’image de danseuses de flamenco, d’aventurières ou de guerrières. La créatrice puise dans les ressources artisanales les coupes, les matières et les accessoires en multipliant les signes qui renseignent, aussi bien qu’ils lancent sur de fausses pistes. La femme matrice est une allégorie de la communion avec la terre.

 

Ester Manas (France) – Collection Femme

C’est en dessinant des costumes pour femmes actives, des atours pour affirmer une position sociale, que la créatrice s’est confrontée à une limite de taille : il lui était impossible d’entrer dans ses prototypes et elle dut les agrandir. Cette expérience peu concluante, la poussa à reconsidérer l’équilibre entre le vêtement et le corps. Plutôt qu’un cache ou une carapace, elle conçoit l’habit comme un révélateur, un accessoire qui met en valeur la beauté singulière. « Je veux habiller toutes les femmes dans cette même idée, avec le même amour. » Elle joue avec des matières transparentes qui dévoilent des zones de la peau et avec des textiles qui soulignent ses caractéristiques : l’élasticité, la brillance, les défauts. Cette enveloppe primaire redevient l’élément essentiel de la silhouette, sa qualité distinctive et unique. Mais le vêtement ne s’efface pas pour autant, il permet de marquer la taille, d’exagérer la cuisse, d’amplifier la poitrine ou les hanches. Les couleurs sont contrastées, les tissus froncés et ornés de bijoux scintillants. La collection célèbre la chair, elle replace l’humain au centre de l’attention, lui rendant force et assurance.

 

Linda Kokkonen (Finlande) – Collection Femme

Composée de matériaux de récupération, la collection est une alchimie entre la mode victorienne, un courant mystique des années 1960 et les cuirs carrossés des motards. Le rouge et le noir s’y déclinent dans des superpositions rapiécées de peaux, de laine, de tulle, de dentelles et de soies. Les ceintures sont détournées en corset, les t-shirts déconstruits se déploient en robes, les pelotes détricotées frangent les manches. Caparaçonnées dans leurs blousons coqués, les sorcières xandrianiennes (tradition issue du néopaganisme) sont des apparitions troublantes, des visions interférentes d’images féminines, romantiques et rock, et de robes transparentes froufroutées portées sur des pantalons craqués qui laissent entrevoir des parcelles de broderies délicates sur les cuisses. De ces silhouettes puissantes pointe l’érotisme envoûtant de jambes nues chaussées de bottes ouvertes, de bustes qui se devinent à travers les mailles de mesh synthétique entouré de lacets. Le murmure des membres de la sororité se chuchote à l’orée du bois les nuits de pleine lune.

 

Regina Weber (Allemagne) – Collection Femme

Bouquet évanescent, la collection peut s’interpréter comme la tentative de représenter le caractère périssable de la nature. La créatrice s’interroge : ce qui nous éblouit aujourd’hui disparaîtra inexorablement demain, y aurait-il une façon d’éterniser la beauté ? Elle propose ici d’en fixer des instantanés. Le flux vital parcourt chaque tenue, il se manifeste par la couleur passant du pourpre au rose pastel, du jaune tendre au blanc opalescent s’évanouissant peu à peu pour n’être plus perceptible que par le scintillement de cristaux argentés. Les silhouettes frêles sont drapées dans des robes et des jupes en soie fluide brodées de perles. Pour protéger ses figures délicates, Regina les entoure de grands manteaux translucides composés de fleurs capturées dans du silicone, et les chausse de larges bottes souples constellées de paillettes. Tels des sursauts énergiques, quelques vêtements rouge vif réveillent les gracieuses pour que jamais elles ne disparaissent. Mêlant les matières précieuses aux compositions synthétiques, les tenues réalisées à la main immortalisent un charme en suspens.

 

Marie-Eve Lecavalier (Canada) – Collection Femme

Urbaine et contemporaine, la collection est une version luxe des visions psychédéliques que la musique de Franck Zappa inspire à la créatrice. Adolescente, elle explorait des échappatoires à l’ennui de sa morne banlieue, aujourd’hui elle synthétise ses divagations dans une palette sobre en utilisant des matières nobles et du denim recyclé pour dessiner des vêtements aux dimensions exagérées. Les jeans délavés se retrouvent dans chaque tenue, ils apparaissent en pantalon large, puis sont décousus à l’entrejambe pour se transformer en jupes, sont fendus, raccourcis et superposés comme autant de perturbations du réel. En haut du corps le cuir épais est porté sur de grandes chemises immaculées en popeline de coton, il est tricoté en sweater court à motifs graphiques ou coupé en blouson noir verni surligné de larges ondulations blanches. La couleur émerge en arcs-en-ciel dilués dans les motifs sinueux tout droit sortis des années 1970. Elle s’imprime sur des chemises démesurées qui sont portées en robe sur la peau nue, ou teinte les grosses mailles d’un pull-over nonchalant qui recouvre les mains. Des boutons et boucles de ceinture en verre déformé enrichissent l’ensemble.

 

Anna Isoniemi (Finlande) – Collection Femme

Inspirée de la mode futuriste des années 1960 et des courses automobiles de la décennie suivante, la collection est une succession de silhouettes rutilantes qui déboulent sur le catwalk comme les monoplaces sur la piste. La créatrice emprunte à ses prédécesseurs des coupes ajustées à la taille fine et des épaules marquées qui dégagent un port de tête altier. Les bas des robes sont évasés et fluides, dynamisés par des tissus plissés et des coupes dans le biais où s’animent les motifs. Les tissus entièrement recouverts de sequins sont sur-imprimés de bandes aux couleurs vives qui rappellent les carrosseries étincelantes et les combinaisons des pilotes bardées d’autocollants. Ici un damier, là des slogans écrits en lettres capitales, superposés à de larges rayures et à des numéros plastronnés sur le buste. La générosité des courbes et la dynamique des vêtements sont amplifiées par le textile brodé de milliers de petits disques métalliques qui accrochent la lumière, glissant du jaune à l’orange, du rouge au rose, du violet au bleu, une cotte de maille moderne que la créatrice qualifie « d’armure ». Parées pour la vitesse de la vie d’aujourd’hui, les femmes d’Anna Isoniemi appartiennent à l’écurie des leaders glamour que rien n’arrête.

 

2 – Les défilés

 

Regina Weber (Allemagne) – Collection Femme
Anna Isoniemi (Finlande) – Collection Femme
Jef Montes (Pays-Bas) – Collection Femme
Rushemy Botter & Lisi Herrebrugh (Pays-Bas) – Collection Homme

 

Linda Kokkonen (Finlande) – Collection Femme
Ester Manas (France) – Collection Femme
Marie-Eve Lecavalier (Canada) – Collection Femme
Manuela Fidalgo (Espagne) – Collection Femme
Sarah Bruylant (Belgique) – Collection Femme
Antonina Sedakova (Russie) – Collection Homme

Les Backstages : 

 

 

3 – Les prix

Gilles Lasbordes, directeur général de Première Vision

Dans la catégorie Mode, plusieurs prix sont décernés : le Grand Prix du Jury Première Vision, le Prix Chloé, le prix du Public, ou encore d’une dotation Galeries Lafayette.

Le gagnant du Grand Prix du Jury Première Vision remporte une bourse de création de 15000€ remise par Première Vision et une visibilité lors des salons de New York et Paris. Il accède aussi à une collaboration avec les Métiers d’Art de Chanel à hauteur de 15000€ et d’une collaboration avec Petit Bateau, dotée de 10 000€ (plus les royalties) pour la création d’un ou plusieurs modèles qui seront fabriqués et commercialisés par la marque.

Le gagnant du prix Chloé remporte une bourse de création de 15 000€ et le finaliste chosiit par les Galeries Lafayette remporte une collaboration avec la marque.

 

Gagagnt du Grand Prix du Jury Première Vision : Rushemy Botter & Lisi Herrebrugh (Pays Bas)

Gagnant du Prix Chloé et d’une mention spéciale du Jury : Marie-Eve Lecavalier (Canada)

Gagant du Prix du Public : Sarah Bruylant (Belgique)

Gagnant de la dotation Galerie Lafayette : Ester Manas (France)

Rushemy Botter & Lisi Herrebrugh entouré du Jury du Grand Prix Première Vision

 

 

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petite photo souvenir, instant groupie avec Tilda Swinton, Haider Ackermann et Lou Doillon

 

 

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